Olivier Fachin

Me Olivier Fachin est avocate au barreau de Paris depuis le 31 mai 2006.

Il est avocat en droit des affaires au sein du cabinet Komon Avocats.

Le cabinet est situé au 8 Rue de l’Arcade, 75008 Paris.

Épisode diffusé le 22 novembre 2021.

Bonjour Olivier

Olivier Fachin : Bonjour Hervé.

Pouvez-vous m’indiquer votre métier et me décrire brièvement en quoi il consiste alors ?

Olivier Fachin : Je suis avocat en droit des affaires et j’aime me définir comme un avocat en droit de l’entreprise au sens assez large, c’est-à-dire que j’interviens en matière de conseil et également de contentieux et enfin de difficultés des entreprises. Le seul parti que je ne traite pas, c’est le droit social.

Avez-vous imaginé faire ce type de métier quand vous étiez enfant ?

Olivier Fachin : Eh bien, pas vraiment en fait. Quand j’étais enfant, de mémoire, je rêvais d’être kinésithérapeute, mais je pense que c’était déjà quelque chose qui témoignait de mon envie de venir en aide aux autres.

Y avait-il des avocats autour de vous à cette période ? Peut-être pour influencer votre futur parcours ?

Olivier Fachin : Absolument pas. Ce n’est vraiment pas une profession qui était connue de la famille ou que j’avais dans mon giron. Donc, j’ai inauguré cette profession de mon côté.

Quel est votre parcours d’étudiant ?

Olivier Fachin : A la base, j’ai une formation scientifique, j’ai un bac S et par la suite, j’ai effectué quasiment l’intégralité de ma formation universitaire à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Pour la clôturer, j’ai effectué mon Master deux à l’Université de Valenciennes en droit des affaires internationales et européennes, pour finalement revenir à Paris et fréquenter l’École de formation du Barreau.

Et y a-t-il eu un déclic pour orienter justement ce parcours et peut être ce changement d’orientation ?

Olivier Fachin : Alors oui, tout à fait. À la suite de ce bac S, je me suis posé la question de savoir ce que je pouvais faire, professionnellement parlant. J’avais une spécialité en biologie et j’avoue ne pas avoir été très emballé à poursuivre dans cette voie. Et ce déclic, ça a été finalement comment je peux pratiquer un métier dans lequel je vais pouvoir être utile aux autres. Et le droit m’est venu comme ça, un peu aussi, parce que je connaissais une personne qui, un an plus tôt que moi, avait pris ce chemin-là pour essayer lui aussi. Et ça s’est révélé être un succès.

Or, justement, il y a une question, avez-vous eu un mentor, une personne qui vous a fortement influencée ? Est-ce que c’est cette personne-là peut-être ? D’autres personnes ?

Olivier Fachin : Alors je pense bien à quelqu’un effectivement, ou j’arrivais à la fin, quasiment à la fin de mes études universitaires, et je n’avais pas encore finalement bien identifié la profession d’avocat. Et sur mon lieu de villégiature, j’ai rencontré un avocat qui est un ami de longue date de mon père et je dirais qu’en quelques minutes à peine, il m’a convaincu de poursuivre, de passer mon diplôme d’avocat et exercer cette profession. Donc, effectivement, cette rencontre, je pense, a été déterminante pour le reste de ma carrière.

Quelque part, c’est un hasard.

Olivier Fachin : C’est un hasard, mais la vie est remplie de hasards.

Quels conseils auriez-vous à donner à un étudiant qui souhaite devenir avocat ?

Olivier Fachin : Ce n’est pas évident. Je dirais qu’il faut un certain état d’esprit. Il faut bien sûr de la rigueur. Il faut avoir le sens, un certain sens pour se mettre au service des autres. Il faut être convaincu de son action, ça, c’est sûr. Mais il faut aussi savoir garder une certaine distance face aux dossiers, c’est-à-dire qu’il faut avoir l’honnêteté et parfois le cran de tout dire à son client, d’être totalement transparent avec lui pour pas lui donner de faux espoirs.

Vous avez prêté serment le 31 mai 2006. J’ai vu une très belle photo à ce sujet sur LinkedIn. Quel souvenir en gardez-vous ?

Olivier Fachin : Forcément un grand souvenir. Ce jour-là, la famille est présente. La cérémonie débute dans la salle de la première chambre de la Cour d’appel de Paris, qui est une salle magnifique. Et puis, enfin, il y a cette allocution du bâtonnier. On sent vraiment qu’on franchit la porte de la profession. Ça reste. Ça reste un très, très bon souvenir, évidemment.

Dans quel type de structure avez-vous commencé vos activités et quel était votre rôle ?

Olivier Fachin : J’ai débuté comme beaucoup d’avocat, en qualité d’avocat collaborateur. J’ai fréquenté quasiment que des petites structures françaises, mais dans lequel il y avait un degré d’exigence très poussé et surtout, une proximité marquée avec le client. Ce que je veux dire par proximité, c’est-à-dire que tout était fait pour faire comprendre aux clients que l’avocat était là, près de lui, et toujours disponible pour répondre à ses sollicitations.

Où exercez-vous maintenant ?

Olivier Fachin : Alors c’est une très bonne question puisqu’aujourd’hui, c’est une date particulière, c’est le jour où nous lançons le cabinet Komon Avocat avec mon associé Wissam Mghazli. Alors Komon ce n’est pas le come on anglais, bien évidemment, même si on joue un peu sur l’homonymie, mais c’est un terme japonais qui veut dire accompagner, conseiller. C’est l’expert qui est vraiment à côté de ses clients. Donc le cabinet Komon c’est quoi ? Ce sont deux associés qui interviennent en droit des affaires. Avec une particularité aussi en arbitrage international. C’est la spécialité de mon associé. On a voulu vraiment monter cette structure après avoir travaillé en partenariat privilégié pendant un an et demi tous les deux. On a vu vraiment qu’on avait la même vision du métier. On a vu aussi que, bien évidemment, sur tous les dossiers, deux regards valaient mieux qu’un, qu’il y avait une véritable synergie et qu’on pouvait mettre cette force au service de nos clients respectifs. Donc, on a fait les choses, je pense comme il faut. On s’est entouré de plusieurs professionnels pour mettre ce projet sur place, notamment un certain Hervé Tallon à la photographie, mais également à des graphistes qui nous ont confectionné les logos, le site internet nous avons un communiqué de presse qui est sorti il y a maintenant une petite semaine et sur lequel nous avons déjà des retours très positifs. Donc, c’est une nouvelle grande aventure qui s’ouvre pour nous, que l’on espère bien sûr, couronnée de succès. Et on veut vraiment mettre nos valeurs communes dans l’esprit de ce cabinet, à savoir la proximité, à savoir une idée d’excellence aussi. Le slogan de notre cabinet, c’est la voix de votre stratégie. On a vraiment à cœur de mettre au centre de chaque dossier la stratégie proposer quelque chose qui soit innovant, qui soit sécurisant pour le client afin qu’on puisse leur proposer plusieurs solutions. Souvent ils ont un problème et un problème ce n’est pas une solution. Ça peut être plusieurs solutions qu’on peut décliner de manière successive si jamais on a les idées pour les uns pour les mettre en avant.

Donc aujourd’hui, c’est une journée un peu spéciale et j’ai une question qui est quel est votre meilleur souvenir professionnel ? On a le droit d’en citer plusieurs, je rassure.

Olivier Fachin : Alors, meilleur souvenir professionnel ? Paradoxalement, ce n’est peut-être pas forcément des dossiers à fort enjeu financier, mais à fort enjeu humain. Sans citer, bien sûr, des exemples très précis. Mais je me souviens de plusieurs dossiers où le client vient vous voir et il est vraiment dans une situation difficile. Et ce que vous tentez de mettre en œuvre pour lui va avoir un impact déterminant, je pense sur le reste de sa vie. Et quand vous arrivez effectivement, quand vous pensez à une stratégie, quand vous lui soumettez, vous la mettant en œuvre et qu’elle est couronnée de succès. Encore une fois, même si l’enjeu financier n’est pas n’est pas déterminant, c’est vraiment quelque chose qui est très, très gratifiant et c’est vraiment quelque chose qui me plaît dans cette profession. Et ça rejoint un peu ce que je disais tout à l’heure. C’est-à-dire, c’est vraiment cette sensation et cette possibilité de venir en aide aux autres.

Évidemment, sans donner de nom ni de cas. Pouvons-nous avoir un exemple de situations qui n’était pas évidente ?

Olivier Fachin : Oui, tout à fait. J’ai le souvenir pas si éloigné d’une cliente qui est venue me voir, car elle était atteinte d’une maladie assez grave. Et malheureusement pour elle, en raison d’une maladresse, elle n’a pas pu faire jouer l’assurance de son prêt immobilier. Or, en jurisprudence et au niveau de la législation, il faut que l’assureur prouve la mauvaise foi, donc la volonté délibérée de faire une fausse déclaration. Et ça n’a pas été retenue par le tribunal. Donc, ma cliente a eu la possibilité de faire valoir son sinistre et faire prendre en charge l’intégralité du prêt, le reste à rembourser.

Pouvez-vous m’indiquer vos différentes compétences en nous donnant quelques exemples ?

Olivier Fachin : Oui, comme je l’ai indiqué, je suis. J’ai plusieurs compétences en droit des affaires, notamment le conseil. Il faut savoir une chose, c’est-à-dire que si je peux simplifier un peu, les clients viennent me voir soit avant d’avoir des problèmes et mon rôle consiste bien sûr à en éviter, soit ils en ont déjà et à ce moment-là, il est de mon devoir, à mon sens, de les sortir un petit peu de la situation difficile dans laquelle ils sont de la meilleure des façons. Donc, j’interviens tout d’abord en conseils. En conseils, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce sont tous les projets qu’une personne qui veut créer sa société ou qui veut la céder, ses titres ou son fonds de commerce. Donc, il faut tout l’environnement juridique sécurisé autour pour que l’opération se passe bien. J’ai aussi à cœur et c’est quelque chose qui me plaît vraiment. C’est de sécuriser les contrats de l’entreprise, c’est-à-dire qu’un client qui vient le voir tout guilleret en me disant j’ai décroché un beau client et voilà le contrat qui me soumet. Et voilà, il remet entre guillemets, l’avenir de cette relation commerciale en votre honneur pour savoir si le deal est équilibré ou pas, ou au moins quels sont les points d’intention sur lesquels il faut revenir. Tout ça, c’est la partie création. Après, j’interviens en contentieux. Je fais du contentieux depuis maintenant quinze ans, c’est-à-dire toutes les situations tendues des situations de conflit dans lesquelles soit effectivement, on arrive en amont du dossier et on entrevoit la possibilité d’une négociation. Il faut toujours envisager une négociation si jamais cela est impossible. Et c’est souvent le cas. Malheureusement, c’est la face devant le juge et à ce moment-là, on change de registre et on passe dans un mode plus offensif. Et c’est là où, telle une partie d’échecs, on va déployer toute sa stratégie pour arriver à défendre la cause de son client. La dernière partie de mes de mes compétences, ce sont donc ce que j’ai dit, les procédures collectives, alors ça ne parle peut-être pas forcément en procédure collective. Ces entreprises en difficulté, se sont donc toutes les déconfitures, les procédures de redressement, liquidation judiciaire, mais également toutes les procédures moins connues qui se trouvent en amont, c’est-à-dire avant même d’avoir des grosses difficultés. On sent poindre effectivement que la situation est en train de changer et on peut faire des choses. Il est toujours mieux de faire des choses en amont pour éviter les catastrophes. La bonne nouvelle pour les avocats qui exercent pour moi, c’est qu’avec la crise sanitaire et toutes les aides qui ont été allouées aux entreprises, le taux de défaillance est historiquement bas, ce dont on peut bien évidemment se réjouir. Par contre, il n’est pas sûr que la situation perdure et il y a peut-être à craindre un retour de bâton dans les mois à venir.

Vous êtes président de l’Association des avocats japonais au fils. Pouvez-vous me dire en quoi consiste cette association et quel est votre rôle dedans ?

Olivier Fachin : Alors cette association agit. Elle a pour vocation de créer un lien, notamment entre les avocats ayant un intérêt fort pour le pays. Et quand je dis avocats, ce sont autant des Français que des Japonais. Nous sommes aujourd’hui une douzaine de membres. Notre activité a un peu été ralentie par la crise covid, bien évidemment, mais nous allons vraisemblablement intégrer nos deux premiers membres japonais, ce qui est une grande satisfaction pour nous. Alors cette association agit. Elle a une importance assez grande vis-à-vis de Komon du cabinet que j’ai confondé puisque à la base, il y a eu un déplacement de 100 avocats au Japon à la fin de l’année 2018, qui avait été organisé par le Conseil national des barreaux et à cette occasion, j’ai fait, comme beaucoup de confrères, beaucoup de rencontres sur place et j’ai rencontré notamment mon associé actuel Wissam Mghazli. Nous nous sommes rencontrés là-bas. De retour en France, nous avons continué à échanger sur le thème du Japon. Et finalement, puisque lui et moi étions un peu dans la même situation de changement de partenariat, nous avons commencé un peu à envisager la possibilité de travailler ensemble. Et aujourd’hui, le résultat, c’est Komon avocat, tout simplement. Donc, ce déplacement japonais de 2018 est la genèse aujourd’hui du cabinet dans lequel nous allons exercer.

Vous avez donc rencontré votre associé à combien de kilomètres de Paris ?

Olivier Fachin : Eh bien, je sais plus exactement quelle est la distance, mais je crois qu’on est à 9000 et quelques kilomètres. Donc, comme on dit effectivement, les circonstances et les circonstances des rencontres sont parfois très curieuses.

Vous faites partie de différents réseaux. Pouvez-vous nous en dire deux mots sur leurs spécificités, ce que vous vous y faites ?

Olivier Fachin : Oui, bien sûr. Au-delà de l’AJ dans laquelle je suis président et dont le rôle est d’animer effectivement cette structure. Je fais partie de plusieurs réseaux professionnels, le premier étant le plus connu, le BNI qui est un réseau de professionnalisation de bouche à oreille dans lequel l’affichage, on va dire business, est très, très marqué. Et puis, je fais aussi partie d’autres réseaux dont la philosophie est totalement différente à mon sens, et qui misent plutôt sur la proximité. En gros, c’est, apprenons-nous, à nous connaître d’abord dans des cadres informels. Et puis, le business viendra peut-être ou sûrement par la suite. Je pense notamment à Team 26, un réseau assez dynamique sur Paris qui a été lancé il y a deux ans, ou encore le cercle des gens bien et bienveillant que je viens d’intégrer et encore La IPDA qui est une association de juristes en lien avec l’Asie du Sud-Est.

Et vous trouvez du temps pour aller dans toutes ces réunions ?

Olivier Fachin : Il faut choisir. Il faut choisir. J’avoue qu’effectivement, les chacun proposant des manifestations très régulières, notamment le BNI puisqu’il impose une réunion hebdomadaire. Effectivement, il faut, il faut un peu jongler entre tous ces rendez-vous.

On peut parler un peu plus du club des gens bienveillants ?

Olivier Fachin : C’est le cercle des gens bien et bienveillants. Effectivement, j’ai été convié il n’y a pas longtemps dans ce réseau pour la soirée de rentrée qui était très agréable et c’est un cercle qui est très dynamique, qui propose, je crois, entre cinq et sept événements par semaine, que ce soit des petits déjeuners, des dîners, des manifestations diverses. Et le créneau de ce réseau, c’est miser sur la qualité des échanges, on vient là pour rencontrer des belles personnes finalement, on laisse un peu facilement le business de côté. On est là pour se faire des idées, des nouvelles connaissances et pouvoir s’enrichir et les enrichir aussi de manière réciproque.

Et là c’est ouvert à tout type de métier. Les avocats y sont fortement représentés ?

Olivier Fachin : De manière générale, les avocats sont très représentés dans tous les réseaux d’affaires ou autres et le CGCB ne fait pas ou ne fait pas exception à la règle. Mais à l’inverse de certains autres réseaux, il n’y a pas d’idée de non concurrence, c’est-à-dire que tout le monde est le bienvenu à l’intérieur de ce réseau.

Vous avez quinze ans de barreau. Quelle est, selon vous, le secret pour durer dans votre métier ?

Olivier Fachin : Ça, c’est une bonne question.

En fait, elle n’est pas de moi, mais elle est d’une avocate que j’ai eu l’occasion d’interviewer. Et j’ai trouvé cette question tellement pertinente, pertinente, que je me permets de la reposer.

Olivier Fachin : Mais j’y réponds avec plaisir. Alors pour moi, le secret de la longévité dans ce métier, c’est bien sûr la persévérance. Et je pense aussi que c’est la faculté à croire en ses capacités. Être convaincu des solutions qu’on peut apporter à son client. C’est un métier très exigeant, très, très exigeant. Il faut être bon techniquement. Il faut savoir aussi vendre ses prestations, même si le mot vendre est quelque chose qui est un peu tabou dans notre profession. Mais si on ne se fait pas connaître, personne ne saura que vous avez une expertise à offrir. Avant tout ça, c’est être convaincu et c’est tracer sa voie et s’y maintenir coûte que coûte.

Suite à une remarque judicieuse de Mantine, une élève avocate, j’ai interviewé précédemment cette personne, mais elle s’interroge sur son entrée dans la vie active et elle souhaiterait savoir si vous gérez aisément votre vie professionnelle et votre vie personnelle et dans votre cas, avec toutes vos réunions ? La question est d’autant plus intéressante.

Olivier Fachin : Alors j’aimerais pouvoir lui dire oui, mais ce n’est pas vraiment le cas. En tout cas, c’est ma volonté. Il faut savoir que j’ai deux enfants. Mon fils a huit ans, ma fille vient d’avoir six ans et qu’il est hors de question pour moi de ne pas les voir grandir. Il faut vraiment relativiser. Moi, j’ai une petite particularité, j’explique pourquoi je n’y arrive pas encore, c’est-à-dire que je suis. Je suis issu d’une famille où mon père est un immigrant italien qui est venu en France, qui a énormément travaillé, qui a on ne va pas dire consacré sa vie au travail, mais qui a été vraiment très, très marqué par son enfance et son origine modeste. Et je pense que je reproduis un peu ça, c’est-à-dire que je me fonds un peu dans le travail. Mais je pense très honnêtement que beaucoup de confrères très structurés et qui, surtout, souhaitent s’arrêter quand il le faut. J’ai beaucoup de confrères qui me disent le soir, mon cabinet ferme à 18 h 30 et plus rien ne se passe jusqu’au lendemain matin. Donc moi, c’est aussi quelque chose vers quoi je tends, c’est-à-dire me fixer certaines limites pour éviter effectivement de passer des soirées devant derrière l’ordinateur. Mais bon, c’est un peu un réflexe quand on a des choses à faire pour les clients, on est un peu happé et on a envie d’avancer les choses parce qu’on a aussi un peu malheureusement, l’impression que si on ne le fait pas, tout va s’accumuler. Et ça, ça va être pire à gérer après. Mais je pense que c’est aussi une façon de voir les choses et c’est aussi une vue de l’esprit.

Les avocats font partie des professions réglementées dans le secteur juridique, comme les notaires, les huissiers de justice et autres commissaires priseurs. Quels sont les vecteurs de communication dont vous disposez?

Olivier Fachin : Alors, pendant pas mal d’années, on a été très limité les avocats en matière de communication. Et depuis, ça va beaucoup mieux. Ça va beaucoup mieux. On ne peut pas encore se permettre tout ce qu’on veut, mais on a le droit à la sollicitation personnalisée depuis un certain nombre d’années. Et aujourd’hui, les vecteurs de communication, c’est le site internet de l’avocat, même si ça reste un site vitrine, entre guillemets. Ce sont les réseaux sociaux professionnels et également les blogs. Donc, à mon sens, ce sont les trois, les trois moyens les plus pertinents aujourd’hui de communiquer avec l’extérieur.

Quand vous parlez de réseaux sociaux professionnels, il y en a d’autres que LinkedIn ?

Olivier Fachin : Effectivement, à l’époque, mais ça commence un peu à dater, il y avait Viadeo, mais je suis plus sûr qu’il soit bien viable, ce Viadeo. Il n’y a peut être pas de pluriel à mettre sur réseau professionnel. Il n’y a que LinkedIn effectivement.

Avez-vous une idée des autres canaux de communication qui pourraient vous mettre encore plus en lumière que ceux que vous venez de citer ?

Olivier Fachin : Alors, à mon sens, oui, je pense que ce qui permettrait de faire connaître plus le cabinet, c’est intervenir en matière de formation, notamment par des conférences et puis depuis, effectivement, la crise du covid et la consécration des webinaires et des conférences par visio. Faire ce genre de format pour effectivement vulgariser ou répondre à des problématiques précises en fonction du public choisi, soit d’autres confrères, soit la vocation des clients potentiels.

La langue française est partie intégrante de votre métier. Il y a maintenant un petit rituel dans ce podcast. Pour chaque invité, c’est de connaître le mot ou l’expression peu usité que vous appréciez tout particulièrement.

Olivier Fachin : Ce n’est pas un exercice très, très facile. Je ne sais pas si c’est une expression peu usitée. Par contre, je l’apprécie tout particulièrement parce qu’elle est assez révélatrice. Et c’est la suivante c’est « l’enfer est pavé de bonnes intentions » et ça résume beaucoup de choses. Ça résume beaucoup de choses et ce n’est pas parce qu’on est animé des meilleures intentions qu’on fait le bien pour autant. C’est vraiment une question de point de vue. Il faut aussi comprendre que malgré les bonnes intentions qu’on a, on peut ne pas atteindre le but qu’on cherchait. Je pense que c’est quelque chose qui assez vrai. Et si on avait une deuxième, je dirais ne pas pleurer avant d’avoir mal.

Est-ce que c’est très français ?

Olivier Fachin : Je ne sais pas si c’est très français.

Pas l’expression, mais le fait de dire ça.

Olivier Fachin : Est-ce que vous voulez dire dans l’esprit français ?

Voilà, j’ai l’impression que ça ne colle plutôt pas trop mal.

Olivier Fachin : Je ne sais pas, je ne sais pas. Je pense que c’est quelque chose qui, encore une fois, c’est très personnel. C’est ce n’est peut-être pas quelque chose qui moi me parlait quand j’étais plus jeune. Mais avec l’expérience, avec le recul qu’on prend sur plein de choses, parce que c’est aussi une grosse qualité je pense de l’avocat, c’est savoir prendre du recul par rapport à ses dossiers. Si on peut épouser la cause de son client, il faut toujours avoir un recul nécessaire parce que c’est à cette condition uniquement qu’on aura la tête froide entre guillemets, et qu’on aura la bonne pensée pour définir une stratégie intéressante. Après, pour revenir à cette expression, ne pas pleurer avant d’avoir mal, c’est quelque chose que moi, j’applique, j’essaye d’appliquer. Est-ce que c’est très français ou pas ? Je ne sais pas, je ne sais pas. Je pense qu’on ne peut pas faire trop de généralités.

A l’inverse, quels tics de langage oral n’appréciez-vous ? Pas beaucoup. L’idée, ce n’est pas de dénoncer, mais c’est essayer de s’améliorer.

Olivier Fachin : Alors oui, il y a une expression que j’entends un peu, je comprends le sens, mais je ne vois pas pourquoi on l’utilise de cette façon. C’est avoir un sujet pour moi, avoir un sujet, on comprend que ça veut dire avoir un problème, mais c’est comme si on voulait mettre un petit mouchoir, qu’on voulait enjoliver la chose et arrivé vers son interlocuteur de manière plus prudente à pas feutrés, pour dire j’ai un sujet, pour ne pas dire carrément j’ai un problème. Un problème c’est un problème. Un sujet, c’est tout autre chose. C’est vraiment histoire de chipoter sur une petite expression.

Pour conclure cet épisode. Y a-t-il une question que je ne vous aurais pas posée à laquelle vous souhaiteriez répondre néanmoins ?

Olivier Fachin : Eh bien, cher Hervé, vous auriez pu, par exemple, me poser comme question où vous voyez-vous dans cinq ans ? Par exemple, dans cinq ans, moi, j’en aurai 50 et où je me vois ? Bah toujours à la tête de Komon avocat. Il y a évidemment un cabinet qui aura su se développer sur la base des valeurs que nous défendons, avec Wissam Mghazli, et également la vision commune que nous avons du métier. Et pour répondre à la question, vous m’aviez posé tout à l’heure. Cette évolution se fera en parfaite cohabitation avec ma vie personnelle, bien évidemment.

Maintenant que l’on vous connaît un peu plus. Comment faire pour prendre contact avec vous si on a besoin de vos services ?

Olivier Fachin : Le plus simple est d’utiliser le formulaire de contact sur notre site https://www.komon-avocats.fr/, puisqu’il y est tout neuf et qu’il ne demande qu’à recueillir les différentes sollicitations.

Et si quelqu’un nous écoute du côté du Soleil levant et qu’il souhaiterait rejoindre votre association d’avocat japonophile ?

Olivier Fachin : Alors là, j’y dispose également de ce site internet propre sur lequel il y a un formulaire de postulation. Il faut savoir que l’association est dotée d’un conseil d’administration qui examine périodiquement les différentes demandes d’adhésion, puisqu’il y a quand même des conditions pour entrer dans cette association que je ne détaillerai pas ici. Mais voilà, il y a un vrai processus d’évaluation des adhésions qui sont faites et ça peut se faire directement sur le site Internet.

Merci beaucoup pour cet entretien.

Olivier Fachin : Merci à vous Hervé.

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