Sabrina Szkolnik

Me Sabrina Szkolnik est avocate au barreau de Paris depuis septembre 2012.

Elle est avocate en Droit pénal, pénal des affaires ett cybercriminalité au sein de SZavocat.

Le cabinet est situé au 327 rue Saint Martin 75003 Paris.

Épisode diffusé le 21 mars 2021.

Bonjour Sabrina

Sabrina Szkolnik : Bonjour Hervé

Pouvez-vous m’indiquer votre profession et me décrire brièvement en quoi elle consiste ?

Sabrina Szkolnik : Je suis avocate en droit pénal. Mon activité consiste à défendre les personnes mises en cause à qui l’on reproche d’avoir commis des infractions sanctionnées par la loi et selon les dossiers, j’assiste également les victimes d’infractions pénales. Mon domaine d’intervention porte à la fois sur le droit pénal général, sur le droit pénal des affaires et sur la cybercriminalité. La cybercriminalité, c’est le droit qui porte sur toutes les activités illégales commises à l’aide d’Internet.

Avez-vous imaginé faire ce type de métier quand vous étiez enfant ?

Sabrina Szkolnik : Alors, à vrai dire, pour être honnête, j’aspirais plutôt à devenir lorsque j’étais jeune, hôtesse de l’air, ça m’a inspiré beaucoup. J’adorais prendre l’avion. Et puis ensuite, j’ai voulu devenir archéologue. J’avais, je crois, une certaine soif d’aventure. Adolescente, j’ai un peu évolué. J’adorais particulièrement l’injustice, que je la vive ou que je puisse voir des personnes de mon entourage la subir. J’avais un petit peu réfléchi à ce point-là. J’avais, me semble-t-il, une forme de rage un peu qui bouillonnait à l’intérieur de moi. Je ne savais pas forcément comment la canaliser. Et j’adorais m’amuser à prendre un peu le contrepied de la voie de la pensée dominante. Et puis pousser un peu les autres dans leurs retranchements pour les pousser soi à réfléchir autrement ou simplement pour le plaisir d’argumenter. Et puis, au fur et à mesure que j’ai un peu grandi, l’envie de devenir avocate a commencé à faire son petit bout de chemin. Mais c’est quelque chose qui me semblait vraiment très inaccessible. C’était un peu une envie qui était très lointaine, mais que je n’arrivais pas à formaliser.

C’était inaccessible. Mais il y avait-il des avocats autour de vous, dans votre jeunesse ou dans votre enfance ?

Sabrina Szkolnik : Non, justement, j’avais aucun, aucun modèle de ce type, personne dans ma famille, personne dans mon entourage.

Pour vos études, quel est votre parcours d’étudiante ?

Sabrina Szkolnik : J’ai un profil qui est un peu particulier, un peu atypique au départ. En fait, j’ai arrêté mes études avant d’obtenir le bac. J’étais une adolescente qui était très difficile à canaliser. Je ne tenais pas sur les bancs d’école. J’ai quitté l’école et j’ai travaillé assez rapidement. Je suis devenue commerciale. J’ai même pendant un temps vendu des encyclopédies en porte à porte. Donc, c’était une expérience assez intéressante et j’ai été commerciale comme ça pendant, deux ou trois ans. Et puis, au hasard d’une rencontre d’une personne qui est devenue un de mes meilleurs amis, j’ai découvert ce que l’on appelle le DAU. Donc, c’est un diplôme d’accès aux études universitaires. C’est un diplôme qui est dispensé par les facultés. Donc là notamment, c’était par la faculté Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Donc, c’est un diplôme qui offre l’opportunité de reprendre ses études et d’accéder au cursus universitaire. Donc, ce diplôme se prépare pendant une année en cours du soir et donc permet une fois que l’on a obtenu ce diplôme qui est un équivalent bac officiellement, c’est un sésame, donc, pour pouvoir ensuite entrer au sein de l’université. Donc, j’ai passé ce diplôme d’accès aux études universitaires au sein de Paris 1 et j’ai obtenu le diplôme en 2004 et j’ai ensuite enchaîné, on va dire là, la voie un peu plus classique et habituelle des avocats. J’ai fait toute ma scolarité à la Sorbonne. Donc là, j’ai eu mon DEUG de droit, ma licence de droit. J’ai passé ensuite un master 1 en droit des affaires, puis un master 2 de droit processuel, le droit de la procédure. Et puis ensuite, j’ai passé le CRFPA et j’ai intégré le FB, l’École de formation des avocats de Paris et j’ai obtenu mon Capa. Donc après, après cette petite réorientation.

Donc souvent je pose la question auriez-vous des conseils à donner à des étudiants ? Mais là, auriez-vous des conseils à des personnes qui ont donc un métier et qui veulent peut-être en changer ? Et soit orienté comme vous. Ça peut se faire à n’importe quel âge ? Quel(s) conseil(s) vous auriez à donner à des personnes qui veulent suivre votre exemple finalement.

Sabrina Szkolnik : Oui, oui, ici, je pense qu’on est maintenant dans une époque où il y a tout de même beaucoup de personnes qui osent changer de parcours, se réorienter, suivre des voies qui sont un peu plus en adéquation avec leurs attentes et avec leurs envies. Ce qui est très bien. C’est vrai que des études universitaires aussi longues que le droit peut sembler inaccessibles.C’était le cas pour moi au départ. Quand j’ai embrayé sur ce DAU, ce n’était pas forcément dans l’idée de faire du droit. Ça me semblait encore inaccessible, mais j’ai rencontré des professeurs qui ont été formidables au cours de cette année et qui m’ont vraiment poussé, qui m’ont dit que tout était possible avec de la motivationet de l’envie. Et c’est vrai, qu’il faut s’accrocher. Le conseil que je pourrais donner, c’est de réfléchir au projet un peu en amont parce que cela a des conséquences financières, surtout lorsque l’on travaille. Il faut réfléchir à tout ça, au temps que l’on va consacrer pour reprendre de telles études.Et au fait de voir son niveau de vie qui va, qui va un peu forcément baisser le temps, le temps de la réorientation. Mais je ne peux que pousser les gens à ne pas hésiter à tenter l’aventure.

Suite à ces études, vous avez prêté serment, vous souvenez-vous de ce jour et quel souvenir particulier en gardez-vous ?

Sabrina Szkolnik : Oui, évidemment. C’est une journée qui m’a marqué. C’était le 26 octobre 2011, donc ça fait presque dix ans. Ça fait un moment. J’en garde vraiment un souvenir très émouvant. J’étais entouré de ma famille, mes proches, de mes amis les plus fidèles et des personnes qui comptaient et qui comptent pour moi. J’ai ressenti beaucoup d’émotions dans le fait de pouvoir lire leur fierté, dans leur regard, dans le regard de ma mère, de ma sœur. Ça a été très émouvant pour moi. J’étais fière. J’étais extrêmement émue d’être allé au bout et puis d’être arrivé là et de devenir avocate. Ça a été une très belle consécration pour moi.

Dans quel type de structure avez-vous commencé vos activités et quel était votre rôle ?

Sabrina Szkolnik : Alors, je suis devenue collaboratrice au sein du cabinet FTMS. C’est un cabinet dans lequel, en fait, j’ai effectué l’un de mes stages de fin d’études d’avocate. J’étais au sein du département de contentieux des affaires, donc j’ai eu la chance au sein de ce cabinet, de traiter en grandeautonomie des dossiers, des beaux dossiers de contentieux des affaires, portant sur des problématiques transversales et pluridisciplinaires et, parallèlement, de pouvoir développer mon activité en droit pénal. J’ai intégré ce cabinet. Cette collaboration s’est vraiment faite dans le prolongement de mes stages.C’était pour moi une évidence de rester dans ce cabinet dans lequel je me suis toujours sentie bien. Donc ça, c’est quelque chose qui est important. C’est vrai que la profession n’est parfois pas toujours pas toujours simple. Les cabinets sont très différents les uns les autres, selon leur taille et leur structure et selon les associés qui y figurent. Dans ce cabinet, il y a toujours eu un bel esprit de bienveillance, de confraternité, de partage, ce qui a été très important. C’est un cabinet qui donne vraiment la possibilité à ses collaborateurs de développer sa propre clientèle, ce qui est le cœur même de la profession d’avocat.Donc, c’était une chance pour moi d’y être. Et puis, c’est un cabinet qui est bercé par la déontologie, en fait, parce que plusieurs des associés étaient anciens membres du Conseil de l’ordre et de futurs bâtonniers de Paris y figuraient dans Pierre-Olivier Sur, qui a été bâtonnier pendant que j’étais collaboratrice au sein du cabinet.Et Julie Couturier qui était également associée de ce cabinet. Qui est donc la future bâtonnière de Paris. Et puis, dernier point que j’aimerais préciser sur ce cabinet qui me tient à cœur, c’est le fait qu’il y avait une parfaite parité d’associés entre les hommes et les femmes.C’est quand même quelque chose d’important à souligner. Donc, j’ai fait des rencontres formidables. Il y et des belles amitiés.

Maintenant, où exercez-vous ?

Sabrina Szkolnik : Alors je me suis installée à mon compte depuis 2017, donc je suis toujours sur Paris. Je me suis installée. C’est un peu le deuxième chapitre de mon exercice d’avocate et c’était un peu une évidence pour moi. Je suis restée plus de six ans au sein de mon premier cabinet parce que je m’y sentais bien, mais depuis le début, j’ai toujours eu cette aspiration de voler de mes propres ailes et de m’installer.

Quel est pour le moment votre meilleur souvenir professionnel ?

Sabrina Szkolnik : Mon meilleur souvenir professionnel, c’est mon premier dossier criminel. C’est un dossier qui m’a beaucoup marqué. C’est une affaire dans laquelle on accusait mon client d’une tentative de meurtre. La victime avait reçu des coups de couteau dans le dos. Donc, tout dans le dossier portait à croire que mon client était coupable. J’ai suivi ce client dès le début de la garde à vue, donc tout au long de la procédure et j’ai toujours cru en son innocence, donc peut être avec un peu de naïveté au début, certaines de mes amies et consœurs, c’est ce qu’elles me disaient, mais j’ai toujours eu fermement chevillée au corps cette conviction qu’il n’était pas l’auteur de ces actes qu’on lui reprochait. On s’est battus ensemble pendant de longues années pour réussir à prouver qu’il n’avait rien à voir dans ces faits terribles. Ça a été un dossier pour moi passionnant, un peu éprouvant parce que je suis vraiment passée par toutes les émotions dans cette affaire. Il a fallu faire preuve de beaucoup de combativité, de patience et surtout d’acharnement pour faire pour faire éclater la vérité. J’ai réussi à obtenir une ordonnance de non-lieu, c’est-à-dire qu’on a réussi à éviter le passage devant la cour d’assises donc on a réussi à établir son innocence pendant la phase de l’instruction. Et j’ai pu obtenir ensuite une décision de condamnation de l’État, l’indemniser pour la longue période de détention provisoire qu’il a injustement subit. Donc, ça été une belle victoire. J’étais très fier à ce moment-là de porter la robe d’avocate et puis d’avoir été un rempart pour lui porter sa voix.

Je souhaite, à travers ce podcast, bien faire comprendre les spécificités de votre profession, sachant que l’un de vos domaines d’intervention, c’est la cybercriminalité. Pouvez-vous m’expliquer ce que couvre la cybercriminalité ?

Sabrina Szkolnik : Alors, il s’agit de la criminalité informatique. Pour résumer de façon assez simple, c’est la matière du droit qui couvre toutes les infractions pénales réalisées au moyen d’Internet. Cette matière recoupe à la fois des nouveaux délits qui sont nés du développement des nouvelles technologies telles que, par exemple, l’entrave au bon fonctionnement d’un site Internet, par exemple. Et cela recoupe également des infractions plus traditionnelles. Profitons du vecteur offert par Internet, tels que des escroqueries ou du harcèlement, qui devient désormais du cyber harcèlement. La cybercriminalité est devenue l’un des risques majeurs pour les entreprises, avec une progression exponentielle des attaques qui ne cessent de s’accroître et notamment pendant l’année du confinement pendant l’année 2020. Les attaques sont particulièrement insidieuses et malheureusement, les éventuels signaux pour les détecter en amont sont très faibles. Les cybercriminels, se professionnalise de plus en plus et malheureusement pour le moment. En réponse, les entreprises françaises sont encore assez mal préparées et n’appréhendent pas suffisamment ces cyber risques. Mais il faut vraiment insister sur le fait que les mentalités sont en train d’évoluer sur ce point.

Auriez-vous quelques exemples de délits assez fréquents dans ce secteur, en plus de ceux que vous venez d’évoquer ?

Sabrina Szkolnik : Oui, alors. La cybercriminalité peut revêtir différents aspects. Donc, comme je vous l’ai indiqué, il y a notamment les escroqueries, l’escroquerie qu’on appelle dites au président, qui consiste en une usurpation d’identité où une personne va glaner des informations sur Internet, se faire passer le plus souvent pour le dirigeant de la société et appeler le service comptable de la société, souvent en période de vacances ou de vendredi, à la veille des week ends, lorsque les responsables habituels ne sont pas présents et sollicités, un virement de toute urgence, d’une somme particulièrement conséquente, le plus souvent sur un compte bancaire étranger, en faisant valoir l’urgence d’effectuer ce virement pour obtenir un très gros contrat. Donc ça, c’est une infraction qui est très courante. Il y a également d’autres atteintes. Il y a beaucoup d’atteintes à la vie privée, à la violation du droit à l’image par à la diffusion de photographies le plus souvent intimes sur les réseaux sociaux, sans l’accord du principal ou de la principale intéressée. On a beaucoup de cyber harcèlement également. Il y a des affaires qui ont un petit peu défrayé la chronique de rédacteur de blogs qui se retrouvent harcelés par d’autres rédacteurs de blogs et surtout harcelés par toute la communauté de ces blogueurs. Ça fait des dossiers particulièrement lourds et particulièrement pénibles pour les personnes qui sont victimes de harcèlement et pour parler du délit le plus fréquent, actuellement. Les attaques majeures, c’est lorsque des entreprises sont victimes de ce que l’on appelle des ransomware ou rançongiciel. Il s’agit en fait de cette infraction. Il s’agit d’un programme malveillant qui va infecter un ordinateur qui va bloquer le système en chiffrant le plus souvent l’ensemble des données qui se trouvent sur cet ordinateur ou sur le réseau, évidemment. Et cette attaque vise à obtenir de la victime le paiement d’une rançon en échange de la clé de déchiffrement. Donc, ce logiciel malveillant va se diffuser le plus régulièrement par email grâce à la technique de phishing d’hameçonnage qui consiste, pour le hacker, à imiter à travers les emails toutes les couleurs le logo de la société d’une institution pour inciter le destinataire à fournir des informations personnelles, à ouvrir les mails et à cliquer sur des pièces jointes. Et une fois que le logiciel est lancé, c’est bien souvent assez irréversible. Donc c’est un vrai fléau qui peut avoir des conséquences économiques particulièrement désastreuses pour les sociétés, avec parfois des dépôts de bilan.

Quels sont vos moyens d’action à l’encontre de cybercriminels ? En distinguant ceux qui sont en France et ceux qui sont à l’étranger.

Sabrina Szkolnik : Les moyens d’action sont divers.L’avocat va avoir un rôle central dans ce type de cyberattaques, que ce soit pour des attaques uniquement française ou avec une dimension un peu plus internationale. L’avocat va conseiller et accompagner le chef d’entreprise en amont dans l’identification des zones de risque.Il va l’aider à déployer des mesures préventives. Il va également guider le chef d’entreprise dans toutes les mesures à prendre pour défendre ses intérêts en cas de cyberattaque. Une fois le risque survenu, notamment en notifiant les failles de sécurité auprès des autorités et tel que la CNIL, par exemple. En dirigeant la collecte des éléments de preuve de façonpertinente. C’est vraiment un point très important dans les cyberattaques de réunir l’ensemble des preuves de la commission de ces infractions en vue d’une future action judiciaire. Évidemment, ce travail se fait en collaboration des équipes informatiques, d’experts informatiques et d’huissiers de justice, si cela s’avère nécessaire.Et ensuite, la phase suivante sera le déclenchement des procédures judiciaires adéquates. Il y a également un autre axe important dans la lutte contre ces cyber attaques, c’est la profonde spécialisation des autorités chargées des enquêtes, ce qui participe à l’efficacité des procédures judiciaires tant à l’échelle nationale qu’européenne ou internationale.Donc, il y a vraiment des services spécialisés à tous les stades, des enquêtes et de la procédure judiciaire, que ce soit les brigades d’enquêtes spécialisées qui sont rattachées à la préfecture de police, que ce soit une section dédiée au sein du parquet de Paris qui est très fortement spécialisée, qui est la section J3, que ce soit encoredes services spécialisés au sein de la police nationale ou au sein de la gendarmerie nationale et au bout de la chaîne judiciaire, ce sont des chambres de jugement qui sont spécialisées, notamment à Paris, et qui ne traitent que ce type d’affaires. Pour toutes les affaires et les enquêtes internationales.Il existe une coopération policière qui fonctionne très bien, notamment avec Europol, qui est l’Office européen de police, qui permet une coordination européenne pour le renseignement policier et également par le biais d’Interpol, donc là c’est l’Organisation internationale de la police criminelle, qui réunit plus de 194 pays.Donc, que ce soit Europol ou Interpol, ces organismes permettent d’échanger et d’accéder de l’informations, tant concernant la commission d’infractions que concernant les criminels. Donc, ce qui permet de gagner en efficacité et donc de tenter de faire cesser ces attaques et de démanteler des réseaux, des réseaux internationaux.Donc cela prend du temps, mais on y parvient. Les autorités y parviennent.

Les avocats font partie des professions réglementées dans le secteur juridique, comme les notaires, les huissiers de justice et autres commissaires-priseurs. Quels sont les vecteurs de communication dont vous disposez ?

Sabrina Szkolnik : Les avocats disposent de supports traditionnels tels que des tracts, des affiches qu’on n’utilise pas forcément régulièrement, le plus souvent les cartes de visite, ça, c’est inhérent à l’exercice de notre profession, mais qu’on utilise beaucoup moins depuis cette période de confinement finalement. Les plaques professionnelles c’est un vecteur de communication très traditionnel. Les vitrines également, désormais, pour ceux qui ont des locaux qui donnent sur rue, on a la possibilité d’afficher nos domaines d’intervention sur les vitrines, les annuaires professionnels également, les salons professionnels, les séminaires et le site Internet qui est un peu plus récent. Mais on va dire que tous sont des moyens de communication assez traditionnels qui sont à notre portée.

Justement, avez-vous une idée des autres canaux de communication qui pourraient vous mettre encore plus en lumière ?

Sabrina Szkolnik : Oui. Aujourd’hui, on a à notre disposition beaucoup d’outils numériques qui s’offrent à nous, qui sont très intéressants à travers les applications et à travers les réseaux sociaux. C’est une vraie chance d’avoir tous ces outils-là. Les réseaux sociaux c‘est un formidable outil de communication qui nous permet de laisser libre cours à notre créativité. On peut voir d’ailleurs des comptes Instagram de certains avocats qui sont très intéressants et très innovants et qui sont qui sont sources d’inspirations et qui nous donnent la possibilité de toucher une population beaucoup plus large que la population habituelle. Les podcasts également, tels que le vôtre, Hervé, sont les bienvenus parce qu’ils nous permettent d’ouvrir et de faire découvrir notre profession à un plus grand public. C’est une très belle chose et j’aspire à pouvoir utiliser un peu plus ces nouveaux outils. Pas nécessairement dans une volonté de communiquer à proprement parler, mais dans une volonté de permettre un meilleur accès aux droits pour vulgariser un peu plus le droit, le rendre plus accessible et plus compréhensible pour tout le monde…J’ai vraiment la conviction qu’enfaite la connaissance de nos droits et l’une des meilleures armes contre l’exclusion et pour favoriser l’ascension sociale. Donc j’aimerais pouvoir m’en emparer.

La langue française est partie intégrante de votre métier. Il y a maintenant un petit rituel dans ce podcast. Pour chaque invité, c’est de connaître le mot, l’expression peu usité que vous appréciez tout particulièrement.

Sabrina Szkolnik : J’adore utiliser le terme diligence ou être diligent, c’est-à-dire le fait d’apporter avec célérité et du soin dans l’exécution d’une tâche. C’est une formule que j’ai découverte avec le droit et je ne peux pas m’empêcher de l’utiliser désormais. C’est une vraie déformation professionnelle, mais je trouve qu’il s’agit du meilleur mot pour résumer les qualités que l’on peut attendre d’un prestataire, d’un service. Et lorsqu’elle fait défaut, lorsque la prestation n’est pas réalisée avec diligence, je ne manque pas de le faire remarquer et de m’en plaindre.

A l’inverse, quels tics de langage oral n’appréciez-vous pas beaucoup ?

Sabrina Szkolnik : Les tics de langage, c’est des petites habitudes machinales, inconscientes. Je les vois un peu quand même comme des mots béquilles qui nous permet de nous soutenir, pas forcément toujours comme quelque chose de négatif. C’est vrai que ça peut venir un peu gratter l’oreille, chatouiller l’oreille et ennuyer, mais cela permet d’avoir un temps de pause et de réflexion pour réfléchir à l’idée et aux mots suivants. Mais pour répondre quand même à l’exercice, il y a tout de même une expression qui me fait un peu tiquer, c’est l’utilisation dévoyée du j’avoue. Le fait d’utiliser le « j’avoue » pour remplacer le nom pour remplacer le oui lorsqu’il est utilisé un peu comme un synonyme de « grave » ou de « ce n’est pas fou ». Ça m’irrite particulièrement parce que cette locution, j’avoue. Elle s’utilise en réalité pour confesser un péché. Dans les enquêtes pénales, elle est très importante parce que l’aveu est considéré comme la reine des preuves pour les policiers et l’aveu peut faire basculer complètement une affaire. Et pour la petite anecdote, le verbe avouer, à l’origine, était employé dans le sens d’avoir recours à quelqu’un comme un avocat, comme un défenseur. Et avec le temps, il y a eu un glissement et le verbe a évolué pour prendre le sens de reconnaître et avouer sa faute. C’est particulièrement intéressant, aujourd’hui, lorsque j’entends autant de gens avouer à tout bout de phrase et puis former comme ça des aveux qui n’en sont pas vraiment. Ça m’interpelle systématiquement l’avocat de Cauchy.

Donc, j’éviterai de dire que j’avoue que nous arrivons à la fin de l’entretien.

Sabrina Szkolnik : Vous y réfléchirez à deux fois la prochaine fois avant d’avouer.

J’avoue, jamais. C’est la première fois que j’utilise ce terme. Et donc, pour conclure cet épisode, il y aurait-il une question à laquelle vous auriez aimé répondre que je n’aurais pas posé ?

Sabrina Szkolnik : Oui, peut-être. Quel va être le troisième chapitre de mon aventure professionnelle ?Je vais rejoindre prochainement le réseau d’avocats Tilo, qui est un réseau composé de plusieurs avocats de différents barreaux de France.Le réseau est axé sur le conseil, auprès des entreprises et avec une forte culture pénale. Ce réseau est composé d’avocats qui exercent à la fois en droit pénal de la consommation ou encore en droit pénal de l’écologie. J’intègre et je rejoins ce réseau pour offrir à mes clients la force du partage de nos diverses compétences dans le traitement de mes dossiers.

Pour conclure, maintenant que l’on connaît un peu plus, comment peut-on prendre contact avec vous ?

Sabrina Szkolnik : Alors vous pouvez avec beaucoup de facilité me contacter en ligne via les réseaux sociaux, que ce soit via LinkedIn, via Instagram, par le biais de ces messageries ou sinon, vous pouvez trouver toutes mes coordonnées sur mon site Internet, mon numéro de téléphone et mon email pour me contacter directement.

C’est parfait. Je vous remercie pour cet entretien.

Sabrina Szkolnik : Merci beaucoup, Hervé

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