Pouvez-vous m’indiquer votre métier et me dire brièvement en quoi il consiste ?

Mon métier, c’est avocat. C’est un métier qui revêt beaucoup de réalités très différentes, et moi j’exerce plus particulièrement en droit pénal, plutôt côté victimes maintenant, et du coup je fais beaucoup de préjudices corporels.

Mon métier en soi, ça consiste à représenter et à assister les justiciables devant les tribunaux, et dans mon cas de porter la voix des victimes pour leur permettre d’obtenir la meilleure indemnisation possible.

Avez-vous imaginé faire ce type de métier quand vous étiez enfant ?

Oui. Ma baby-sitter faisait des études pour être avocat et j’étais persuadée qu’elle voulait devenir avocat (le légume). Je trouvais ça hyper classe et je voulais absolument faire comme elle. Après, j’ai réalisé ce que c’était réellement, et je me suis dit que combattre l’injustice c’est génial, c’est ce que je veux faire.

Par rapport à votre parcours d’étudiant, comment ça s’est déroulé ?

J’ai eu un parcours relativement classique. Je dis relativement parce que j’ai un peu pris mon temps au début. J’ai redoublé deux fois : ma deuxième année et ma licence. Et puis après, j’ai complètement accéléré, j’ai fait un Master 1  Sciences Criminelles à la Sorbonne et j’ai passé les deux diplômes de l’Institut de Criminologie à Assas pour approfondir le sujet parce que j’étais passionnée par le droit pénal. 

Je voulais être criminologue, avocate pénaliste, j’étais passionnée par ça. Du coup j’ai fait un Master 2 encore en Sciences Criminelles à Rennes, et la même année j’ai passé le concours d’avocat, et ça a marché du premier coup.

Donc la même année, j’ai fait mon Master 2 à Rennes, les deux diplômes de l’Institut de Criminologie à Assas à Paris, et le barreau.

C’est énorme !

Et oui, j’ai mis un petit coup d’accélérateur sur la fin ! Mais c’est aussi parce qu’à partir de la licence, vous pouvez approfondir et choisir vos options. Donc au final à partir de la licence j’ai fait ce que j’aimais. 

Il y a eu une forme de déclic, il y a eu une sorte de révélation ?

En tout cas, une possibilité de choisir sa voie et d’étudier ce qui vraiment vous intéresse. Donc il n’y a pas de secret, pas de miracle, quand on fait ce qu’on aime, ça fonctionne.

Durant ce parcours, est-ce qu’il y a eu une personne qui vous a fortement influencé ?

Pas vraiment. J’ai fait un stage pendant mes études dans un cabinet d’avocats avec un maître de stage qui m’avait dit qu’il fallait bien que je réfléchisse à mon orientation, que je ferai certainement une bonne avocate. Ce qui m’a donné confiance, ça me paraissait complètement irréalisable à ce moment-là, mais ça m’a permis d’y aller.

Mais j’ai pas vraiment eu de mentor, ça m’a un peu manqué mais du coup j’ai décidé d’être mon propre mentor. C’est-à-dire que mon bâton de berger c’est la peur, et quand j’ai peur de quelque chose, je sais que c’est là où je dois aller, et en général ça fonctionne.

La peur est bonne conseillère ! Quels conseils auriez-vous à donner à des étudiants qui souhaiteraient devenir avocats ?

De la sueur et des larmes ! 

Non je plaisante bien sûr. C’est difficile, mais je leur conseillerais de ne pas se mentir, d’être sincère, et s’ils n’aiment pas ça, de laisser tomber. Parce que les vraies difficultés du métier, c’est après qu’ils vont les rencontrer. Tant qu’on est à la fac, tant qu’on est dans la théorie, c’est juste passionnant normalement.

Donc s’ils n’aiment pas ça, si c’est fastidieux déjà maintenant, c’est qu’ils ne sont pas sur la bonne voie. Et s’ils ne sont pas sur la bonne voie, qu’ils changent, parce que c’est un métier passionnant, mais qui est très difficile. Si déjà ça leur paraît rébarbatif et ennuyeux, il faut qu’ils arrêtent.

Mais s’ils continuent, ils arrivent un jour au moment de prêter serment, dans votre cas quel souvenir en gardez-vous ?

C’était le 9 mars 2009. C’était une cérémonie qui est très émouvante, très solennelle, qui se passe dans une grande salle du vieux Palais de Justice.

C’est la salle où Marie-Antoinette a été jugée et condamnée. Elle est très impressionnante, très belle. C’est un moment très émouvant, votre famille est présente, c’est un aboutissement et le début de quelque chose, d’une carrière, d’un métier, d’un avenir, de votre vie professionnelle qui commence. J’en garde un souvenir vraiment très ému.

Suite à ce début de carrière, dans quelle structure avez-vous commencé vos activités, et quel était votre rôle ?

J’étais collaboratrice dans un cabinet en contentieux commercial. Ça a été une catastrophe, ça s’est très mal passé, ça a duré trois mois et ça s’est fini au service déontologique de l’Ordre. Donc c’est un message pour tous les jeunes avocats, ne laissez pas tomber ! Il peut y avoir des débuts difficiles, c’est les débuts difficiles dont je parlais pour les étudiants d’ailleurs. Les vraies difficultés, c’est quand on commence. 

Donc ça s’est très mal passé, ça a été une très mauvaise expérience, et en même temps ça m’a peut-être permis d’être sûre de moi, de mes choix et de ce que je voulais vraiment faire. En partie, si ça s’est mal passé, c’est aussi parce que le contentieux commercial c’était pas pour moi, et donc je suis retournée très vite à mes premiers amours qui étaient de manière générale le droit des personnes, le droit pénal, le droit qui touche plus les personnes physiques et pas les entreprises.

Donc suite à ces débuts pas toujours faciles, comment avez-vous poursuivi votre carrière ?

La première année, j’ai enchaîné trois collaborations différentes qui n’ont pas fonctionné pour plusieurs raisons, sans doute d’ailleurs en partie à cause de moi, et aussi en partie à cause des cabinets. Mais c’est vrai que la quatrième collaboration a été la bonne, mais il m’a fallu un an et trois collaborations avant de trouver la structure qui me convenait non seulement dans les matières exercées, mais aussi dans la relation que j’avais avec mon boss, dans la liberté qu’il me laissait, et notamment dans la liberté de développer ma propre clientèle personnelle. 

J’avais déjà très tôt cette fibre, cette envie d’avoir mon propre cabinet un jour, de développer mes dossiers, d’être indépendante, ça c’est quelque chose que vous avez ou non en vous. Je pense que j’en avais même pas forcément conscience à ce moment-là, mais que je l’avais déjà. Il a fallu un an et trois collaborations pour trouver la structure qui me convenait, donc c’est encore une fois un message… 

Il faut persévérer !

Il faut persévérer, et si ça ne vous convient pas, partez. Il y aura forcément ce qui vous convient ailleurs.

C’est un excellent témoignage pour ceux qui peuvent être dans la même situation.
Maintenant, ça fait une dizaine d’années que vous êtes avocate, quel est ou quels sont les meilleurs souvenirs professionnels ?

Les meilleurs souvenirs, clairement, c’est à chaque fois que vous avez gain de cause. Je sais pas si ça sert votre ego, ou si c’est juste un peu un moment de grâce où vous avez réussi à convaincre. Vous vous êtes rendu utile, vous avez honoré votre serment, vous avez honoré la profession, et surtout vous avez la reconnaissance de votre client ou de votre cliente qui vaut toutes les récompenses. 

Et ma plus belle victoire je crois, c’est une audience à Liège en Belgique où j’ai défendu une personne qui se prostituait et qui avait été victime d’un réseau de proxénétisme et qui avait été reconnue victime en France, mais condamnée à cinq ans de prison en Belgique comme complice des proxénètes. J’ai fait une plaidoirie franco-belge une fois avec une consœur belge, donc c’était surréaliste, et en même temps on a eu la relaxe, c’était magique.

Dans ce podcast, mon souhait est de faire découvrir le métier d’avocat avec ses spécificités, avec une question d’ordre général et une autre un peu plus pointue. 
Donc la question d’ordre général vous concernant, c’est qu’est-ce qu’un avocat pénaliste ?

Un avocat pénaliste, je dirais que c’est le médecin des libertés fondamentales et des droits de la défense. 

Qu’est-ce que j’entends par là, c’est quelqu’un qui va s’ériger devant vous pour vous défendre, vous représenter, qui va être capable de défendre n’importe quel dossier, n’importe quelle personne… Même, c’est toujours la question qu’on nous pose, même les crimes qui nous paraissent les plus odieux. Il le fait pour son client, et il le fait aussi surtout pour le respect de l’État de droit, pour le respect des droits de la défense, pour le respect de la présomption d’innocence qui sont des principes absolument fondamentaux dans une société démocratique. On n’en a pas forcément conscience, évidemment que quand quelqu’un est accusé, on a vite fait de le clouer au pilori et puis de lui dire d’aller en prison pour X années. 

Les choses ne sont pas si simples, c’est jamais ou tout blanc ou tout noir, il y a toujours des explications à donner. Il y a déjà un dossier à défendre, c’est-à-dire que si les éléments n’y sont pas, une personne ne peut pas être condamnée, et je suis intimement persuadée que n’importe qui, dans n’importe quelle situation est susceptible de passer de l’autre côté, est susceptible de devenir suspect, accusé, et susceptible de se retrouver dans une situation où il va devoir se défendre. Et là, vous serez tous très contents d’avoir un avocat ! C’est encore mieux que votre maman qui vous croit sur parole et qui vous fait confiance, quel que soit ce que vous avez fait ou pas fait, il sera là pour vous, ne serait-ce que pour être le seul visage ami dans le dossier qui va essayer de vous aider.

Vous aurez contre vous les policiers, le procureur, le juge, les jurés, les parties civiles, les victimes, tous ces gens-là seront contre vous. L’avocat, c’est le grain de sable dans la machine judiciaire. L’avocat doit faire en sorte que la machine judiciaire ne soit pas trop huilée pour que la condamnation ne vous arrive pas dessus sans que vous ayez pu vous défendre, sans que vous ayez pu vous exprimer, sans que vous ayez pu comprendre la condamnation. 

Être avocat pénaliste quand on est côté auteur, parfois c’est juste aussi expliquer les choses à son client. C’est juste aussi parfois l’accompagner dans le cheminement qui va amener à l’aveu. Parce qu’avouer quelque chose d’horrible, c’est aussi très compliqué psychologiquement. Avocat pénaliste, parfois, c’est juste ça : accompagner son client vers l’aveu, c’est lui expliquer ce qui se passe, c’est lui expliquer la peine, c’est lui expliquer ses droits. C’est l’amener à la réalité si jamais dans le dossier il n’y a rien, que vraiment il y a des évidences et qu’il faut qu’il avoue, c’est l’accompagner vers ça.

Et puis évidemment, c’est défendre un dossier. Et s’il n’y a pas d’élément de preuve, ou s’il y a des erreurs de procédure… Les erreurs de procédure, c’est hyper important parce que la procédure est là pour garantir vos droits, votre présomption d’innocence. Bien sûr que si un dossier doit être annulé sur une erreur de procédure, il faut qu’il le soit. C’est primordial. Ça veut dire que demain, si ces erreurs de procédure n’étaient pas sanctionnées, un innocent pourrait être condamné.

Bien sûr c’est l’éternelle question, est-ce qu’il vaut mieux un innocent en prison ou un coupable dehors ?

Ça c’est le pénaliste côté auteur. Et le pénaliste côté victime, c’est accompagner son client, porter sa voix, parce que ce que le client victime va pouvoir accoucher dans l’intimité, la sérénité de votre cabinet avec la relation de confiance que vous avez nouée avec lui, il sera pas forcément capable de le reproduire lors d’une audience un peu solennelle, un peu stressante, ou lors d’une expertise médicale avec la partie adverse en face.

Donc vous votre rôle, c’est aussi de porter sa voix pour qu’il puisse exprimer à travers vous l’intégralité des choses qu’il a à dire, parce que c’est aussi son moment. Un procès, bien sûr c’est le moment du suspect, du prévenu, de l’accusé, mais c’est aussi le moment de la victime. Et beaucoup de victimes ont besoin de ça pour tourner la page. Beaucoup de victimes ont besoin de ça pour commencer leur deuil. Il faut que leur place aussi soit respectée, il ne faut pas les oublier.

Et puis après, il y a la partie indemnisation. C’est la matière dans laquelle je me suis spécialisée, qui est très technique et qui va de l’audience pénale jusqu’à l’indemnisation, en passant par l’expertise. Il va y avoir une expertise médicale avec un dossier à préparer, tous les préjudices à justifier, donc c’est la partie un peu plus médicale, un peu plus technique. Mais il faut pouvoir accompagner son client jusqu’au bout, que ce soit dans la partie juste pénale, condamnation du suspect, et dans la partie indemnisation financière de la victime.

Merci pour ce descriptif très précis, et donc j’aurais tendance à penser qu’il est toujours de bon d’avoir les coordonnées d’un avocat sur soi. 

Avocat et médecin ! C’est les deux numéros à avoir en permanence !

Alors, quelles sont les spécificités des récents diplômes que vous avez obtenus, à savoir un diplôme universitaire en réparation du préjudice corporel, et celui de contentieux médical ? Je suppose que c’est une suite, mais pouvez-vous m’expliquer pourquoi vous l’avez fait ?

Comme je vous l’ai expliqué, j’ai commencé mes études en étant vraiment focalisée sur le droit pénal, et plutôt le droit pénal côté auteur, côté suspect. Et je me suis investie dans une association au tout début quand j’ai prêté serment qui s’occupait de la réinsertion des prostituées. Du coup j’ai défendu les prostituées contre leurs proxénètes, et c’est comme ça que j’ai découvert une spécialité à part entière, une spécialité du droit qui est la réparation du préjudice corporel. 

La réparation du préjudice corporel, c’est la réparation de toute atteinte à votre intégrité physique ou psychique. Il ne faut jamais sous-estimer l’intégrité psychique, parce que parfois vous n’avez aucune blessure. Vous prenez par exemple les victimes du Bataclan, certaines n’ont aucune blessure physique et bien évidemment elles sont traumatisées à vie, l’atteinte psychique est monumentale.

Dès qu’il y a cette atteinte à votre intégrité, et qu’il y a un responsable bien sûr, si vous glissez tout seul dans la rue ça ne fonctionne pas, vous avez le droit à réparation. Le premier diplôme universitaire que j’ai passé, c’est le diplôme universitaire de la Sorbonne, Réparation du préjudice corporel qui forme tous les professionnels, qu’ils soient juristes ou même parfois médecins à la technique particulière de cette spécialité. 

Et le contentieux médical, autant pour les juristes que pour les médecins, c’est pour nous former au contentieux en cas d’erreur médicale, en cas d’aléa thérapeutique, en cas d’infections nosocomiales. C’est-à-dire que si vous subissez une opération et qu’il y a une erreur du médecin, ou pas forcément d’erreur du médecin, mais vous vous réveillez dans un état pire que celui dans lequel vous étiez avant parce que c’est la faute à pas de chance… 

La science médicale, c’est une science très vaste, et parfois il n’y a pas forcément d’erreur avérée, ni du médecin ni de la clinique, mais votre état justifie que vous soyez indemnisé. Là, c’est la solidarité nationale qui va entrer en jeu, il y a un fonds de garantie qui est alimenté par la solidarité nationale et qui va vous indemniser parce qu’on estime que vous avez un préjudice qui n’est pas forcément lié à une faute du médecin, mais un préjudice qui est tellement important qu’on va quand même vous indemniser. Ça c’est le contentieux médical.

Dans mon podcast, je souhaite aussi aborder un peu la communication des professions réglementées dont font partie les avocats. Quels sont pour vous les vecteurs de communication à votre disposition ?

Comme toute profession, on a les réseaux sociaux, on a le blog personnel, on a le site internet… Les médias, mais ça c’est plus rare, il faut avoir le dossier pour ou les contacts pour. Et les avocats ont également le droit de faire de la publicité sous certaines conditions, notamment de respecter leur serment, c’est-à-dire je jure comme avocat d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité.

Si les termes de la publicité respectent ce serment et respectent aussi d’autres règles, l’avocat a la possibilité de faire de la publicité. En pratique, c’est très peu utilisé parce que ce n’est pas du tout dans la culture de l’avocat, et puis je pense qu’on a vite tendance à violer le principe de dignité.

Est-ce que vous avez une idée d’autres canaux qui pourraient être à votre disposition que vous n’utilisez pas pour le moment ?

Le podcast ! Certains avocats l’utilisent déjà, je pense que c’est un formidable moyen de communication. Je pensais aussi aux articles dans la presse non spécialisée, parce que vraiment le droit se complexifie de plus en plus, et il faut vulgariser le droit, il faut que les gens prennent conscience de plein de choses. Et puis le droit, ça sert aussi notre société. Mon sujet à moi c’est la prostitution, la pénalisation des clients, le proxénétisme des mineurs… 

Ce sont des sujets de société qui font intervenir bien sûr le droit. Je pense qu’il y a énormément de sujets d’ordre juridique ou qui font intervenir le droit qui peuvent intéresser les gens, et même s’ils sont pas impliqués dans un dossier, c’est juste des sujets de société, des réflexions à avoir sur le monde dans lequel on vit, ou même des droits que les gens ont et n’en ont même pas conscience.

Il faut juste vulgariser et communiquer. Je trouve que le podcast ou des articles dans la presse non spécialisée, en traduisant un peu le jargon juridique qui est vraiment très particulier, je trouve ça génial, vraiment !

La langue française est partie intégrante de votre métier, et comme j’ai quelques marottes à ce sujet, j’ai quelques questions.
Quel mot ou quelle expression peu usitée appréciez-vous tout particulièrement ?

Il y a une expression que les avocats utilisent à toutes les sauces, c’est « en tout état de cause ». J’adore ! Ça permet de se sortir de n’importe quelle situation, ça permet d’écarter les arguments gênants de la partie adverse, ça met fin à une discussion pour ouvrir ce qui vous intéresse vraiment… « En tout état de cause », on l’utilise tellement qu’on l’utilise même en privé entre nous en private joke. « En tout état de cause », c’est la marotte des avocats, j’adore cette expression !

Je pense que je vais peut-être la faire mienne. 
Et à l’inverse, quel tic de langage n’appréciez-vous pas trop, et que vous entendez de temps en temps ?

Je vais aller vers la facilité, mais c’est vrai que je l’entends souvent et ça me hérisse le poil, c’est le « des fois » au lieu du « parfois ». C’est idiot je sais, mais je sais pas pourquoi, ça me… C’est sans doute le tic de langage que j’entends le plus, c’est pour ça que je pense à ça. Mais effectivement, le « des fois » au lieu du « parfois » ou du « quelques fois », ça me hérisse un peu le poil.

Pour conclure cet épisode, quelle question auriez-vous aimé que je vous pose ?

Je me suis demandé ce que j’aurais répondu si vous m’aviez demandé « qu’est-ce que vous feriez si vous ne pouviez pas être avocat ? »

C’est une question que je me suis déjà posée, notamment dans les moments difficiles où on est fatigué, on en a marre, où tout va mal… J’ai toujours pas la réponse à cette question. Je suis incapable d’être fonctionnaire, incapable d’avoir un lien de subordination au-dessus de moi, incapable d’être salariée… Je n’ai aucun don artistique, donc incapable d’être artisan ou artiste, je suis condamnée à réussir parce que je suis tombée dedans étant petite !

Voilà une très belle conclusion !
Maintenant que l’on vous connaît un peu plus, comment faire pour prendre contact avec vous si l’on veut avoir des informations ou des conseils ?

Restons simples, je crois qu’on n’a jamais rien inventé de plus efficace que le téléphone, mon numéro est sur mon site internet et sur tous les réseaux sociaux.

Parfait, merci pour cet entretien.

Merci à vous !

Accès au podcast Avocats en lumière.